Journal " LE PETIT MAROCAIN"
21 octobre 1970 - Louis Fortesa -

Louis Fortesa pigiste au journal, sur la photo lors de la visite des locaux par Son altesse le Prince Moulay Ali
Et ci dessous en pleine action!!!


Merci à Louis Fortesa pour ces témoignages
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Le
célèbre phare des Roches.
Sur les cartes des affaires maritimes ce phare était décrit de la sorte:
Phare trois éclats groupés
Couleurs blanc,rouge,vert.,dans des secteurs définis
Période : durée totale d'une séquence de 3 éclats et d'une période d'obscurité :
15 secondes.
Or ce phare était , était un phare à 2 éclats groupés : et non 3 ,couleurs:
blanc et rouge.
Erreur d 'impression parait-il?
D'où des problèmes de repérage pour les bateaux se dirigeant sur le port de
Casa,les alignements étaient faussés.
Ce ne fut qu'aprés le naufrage du "PEI- HO" ,et par la suite d'un problème
rencontré sur le DASLAND" lors de sa sortie du port
(navire rendu célèbre par son naufrage,et son fameux capitaine, le courageux le Cpt CARL SEN ),
que cette erreur fut réparée , et que les cartes
furent modifiées.
Michel Bentitou


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Par Jean-Pierre SALAZAR (1941)
La construction du Chemin de Fer en voie de 60 a commencé en 1912, destiné tout d'abord aux transports de troupes, il servit à la construction
du Port, puis au transport de passagers civils, il desservait aussi plusieurs grandes villes
Au sujet de la voie de 60
Cette voie allait jusqu'a Rabat et peut être plus loin , il existe encore des vestiges des ouvrages tout le long de la route côtière , par exempleà l'oued Yquem subsistent le piles d'un pont .
Elle desservait aussi le chantier du Port, pour amener des blocs extraits de la carrière d' Ain Maazi qui se trouvait entre le Bd de la Gare etle Bd Pasteur à la hauteur et derrière du Petit Marché Vert (Palais Mirabeau,Bd de La Résistance), il y avait là, la Gare d'Ain Maazi.
La Première Ligne de Chemin de Fer au Maroc
La première ligne des chemins de fer, créée au Maroc, fut celle reliant Casablanca à Berrechid, centre de ravitaillement des troupes
française opérant en Chaouia.
Elle fut exécutée à voie de largeur de 0,50m sur laquelle circulaient des trains tirés par des mulets.Commencée en mai 1908, elle fut terminée en Juillet de la même année.
En d’autres terme, l’étude, le tracé et l’exécution de ce petit chemin de fer, Decauville de 52 Km de parcours, avaient pris 3 mois du temps
du génie militaire français qui l’avait aménagé sur la piste Casablanca-Bouskoura-Berrechid.
Entouré de son état major, du corps consulaire de Casablanca et du pacha de cette ville, le général d'Amade, l’avait inauguré le 19/9/1908au cri de Vive la France !, poussé par 500 marocains.
Les autorités militaires françaises avaient fait remplacer la voie 0,50 m par une voie à largeur de 0,60 m après avoir procédé à la rectificationdu tracé initial notamment dans la vallée de Bouskoura.
Ces autorités avaient, en outre, décidé la substitution de la traction animale par la traction mécanique à la vitesse moyenne de 12 kilomètres à l’heure.
La traction animale aurait pu être établie plus tôt si ce n’était la crainte d’éveiller la susceptibilité internationale.
En effet, l’acte d’Algerisas du 7 Avril 1906 grevait le Protectorat Français d’un certain nombre d’obligations, parmi lesquelles la subordinationde toutes concessions d’entreprises générales de travaux publics à l’adjudication publique sans exception de nationalité et avec liberté et égalité
complète de concurrence de toutes nationalités.
La France, qui était dans l’obligation d’employer un moyen de transport immédiat pour ravitailler ses troupes coloniales opérant en Chaouia,
avait entrepris un réseau militaire et choisi, de ce fait, la voie de 0,60 m pour éviter toutes discussions sur le caractère d’intérêt général que
la voie d’un mètre aurait pu susciter.
Ainsi le Maroc du Protectorat se trouvera en possession deux réseaux à longueur de voie différente :-un réseau militaire de 0,60 mètres établi au lendemain de l’asservissement de la Chaouia en 1908 et
- un réseau normal d’intérêt général à largeur de 1,40 mètres établi, à des fins commerciales, par le régime du protectorat.
En 1912, qui marque l’année de la signature de l’accord du protectorat, on voyait encore, traversant le grand souk de Casablanca,devenu depuis Place de France, des rails des chemins de fer à écartement de 050, sur lesquels circulaient des petites plates formes tirés
par des mulets, se dirigeant par la vallée oued Bouskoura sur Berrechid.
En 1912, également, la soumission de la ville de Marrakech aux troupes du colonel Mangin, qui avaient triomphé sur la résistance héroïqued'El Hiba, avait fait naître le besoin de prolonger la voie ferrée vers le sud afin de faire la connexion entre la capitale du Haouz et la capital de la Chaouia.
La ligne, nouvellement créée, fut livrée à l’exploitation militaire par tronçon Casablanca-Berrechid en Juillet 1913.
Les travaux ont été terminés au point dit Dar Caid Tounssi (109 km) en Mars 1915.
La ligne fut ouverte à l’exploitation à Ben Guerir au début de Septembre 1919 et les rails arrivaient à Marrakech le 29/09/1920.
Les prospections militaires, à l’époque, avaient révélé l’existence dans la région d’El Borouj-Oued Zem des gisements de phosphates d’une grandeétendu et d’une richesse exceptionnelle (72% de teneur).
L’idée de création d’une nouvelle ligne de chemin de fer, pour faire transiter les phosphates en France via le port de Casablanca, s’imposait.
Ce fut alors la ligne Berrechid-El Borouj-Oued Zem mise en chantier en 1915 et ouverte à l’exploitation le 1 novembre 1917.
La nouvelle voie s’éloignait sensiblement de l’itinéraire de l’ancienne voie militaire 0,60 mètres, reliant Berrechid à Oued Zem en passant par
Ben Ahmed, et la condamnait à mort.
Jusqu’en 1914, les chemins de fer militaires n’avaient pas servi exclusivement qu’au transport des troupes et leur ravitaillement.Le consul d’Allemagne à Casablanca avait mainte fois protesté, auprès de la France, contre l’utilisation commerciale des voies ferrées.
A partir du 01 janvier 1915, le transport civil par voie des chemins de fer allait être officiellement autorisé.
La mise en exploitation commerciale de la ligne pour le transport des voyageurs et des marchandises commençait le 27/3/1916.
A l’époque, le moyen de transport pour les Européens et les Marocains était le même.
Tous utilisaient pour se déplacer le cheval, le mulet ou l’âne. Le transport de marchandises se faisait à dos d’ânes, mulets, chameaux,
ou par le biais des charrettes, sauf en général pour la piste Casablanca-Mediouna-Berrechid-Settat-Marrakech dont l’aménagement permettait
la circulation en automobile pendant la saison sèche.
Certainement, le chemin de fer de 0,60 mètres avait facilité les opérations militaires coloniales en Chaouia.Il avait en outre rendu économique le transport que nécessitaient ces opérations en réduisant le prix de revient de la tonne kilométrique à 0,50 F
alors que le transport par charrettes et chameaux aurait coûté 1,50 à 2F la tonne kilométrique.
A coup sûr, les gens de la Chaouia aimaient se déplacer et le chemin de fer de 0,60 m fut, pour eux, une transition heureuse entre la caravane
chamelière et le grand express.
Concluons que Berrechid d’antan disposait d’une petite gare des chemins de fer où s’arrêtaient les trains circulant sur des voies Decauvillecomme illustré par une multitude d’anciennes cartes postales.
Elle avait également une gare construite pour le réseau normal vers l’année 1927.
Celle-ci fut démolie durant l’année en cours (2007) pour en faire une autre répondant aux exigences de la vie moderne.
Une remarque s’impose : tous les premiers cheminots de Berrechid étaient recrutés auprès des familles du douar Ouled Hajjaj.La plus part d’entre eux avaient peuplé le secteur de Saint Paul (sapoul)
Ci-dessous :
3 photos du Train DECAUVILLE en voie de 60
EXTRAIT DE : MAROC CHEMINS DE FER
1901 - Le premier chemin de fer au Maroc
Sur les quais de l'Oued Loukkos, à Larache, des hommes, sous la direction d'un caïd Mia, chef de cent hommes, poussent de grands cris, font effort pour hisser sur un chariot cette chose énorme à leurs yeux qu'est une petite locomotive Decauville.
Elle avait été amenée, séparée de ses roues, en rade par le petit vapeur «La Gaule» de la Compagnie Paquet, ainsi que deux petits wagons et un lot de rails à écartement de soixante centimètres.
Ce matériel de chemin de fer avait été commandé aux usines du Creusot par le jeune Sultan Abdel Aziz, pour relier, sur quatre kilomètres de parcours, son Palais de Fez aux jardins de Dar Debibagh.
On avait, dû construire des chariots faits de simples planches, montées sur de grosses roues de bois de Larache, pour ce transport peu ordinaire, sur une piste de deux cent cinquante kilomètres de parcours.
Et pour qui a connu ces pistes moghrebines, même celles de 1912, les difficultés apparaissent à tout moment pour le transport d'un volume aussi encombrant qu'une locomotive, même petite, et des éléments accouplés de rails: descente rapide vers l'oued, passage en radeau, remontée glissante de l'autre berge, piste caillouteuse ou sablonneuse.
Le convoi, avec une escorte commandée par le caïd Mia part enfin de Larache, les chariots traînés chacun par 60 mulets et les rails liés par charge de chameaux.
Quatre mois après, il arrive devant les murs de Fez, mais combien de haltes en cours de trajet? Une roue cassée, c'était le convoi immobilisé; des hommes rebroussaient chemin vers Larache pour ramener après de longs jours, une autre roue ou un essieux.
A peine le convoi est-il arrivé à Fez (et après combien de péripéties!) que le jeune Sultan, impatient, ordonne la pose de la voie et le montage du matériel. Mais, comble de malchance, nous dit le Docteur Veyre, qui avait été appelé au commencement de 1901 à Fez, auprès d'Abdel Aziz, jamais on ne parvint à retrouver les roues de la locomotive; on fit des recherches à Larache, on réclama à la Douane, à la Cie de Navigation, aux Chemins de fer français, au Creusot: jamais les roues ne parvinrent. D'ailleurs une bonne moitié des éléments de rails manquait aussi; il en était resté en cours de route peut-être, à Larache sûrement où l'on a pu voir ensuite dans les magasins de la Douane des éléments de rails servant d'échelles ou de supports pour les piles de sacs d'orge ou de blé.
On fit ce qu'on put, on posa les rails sur deux kilomètres en ligne droite, du Palais vers Dar Debibagh et comme le Sultan voulait échapper aux regards indiscrets, on barra, de part et d'autre, par de hauts murs, un chemin très fréquenté que traversait la voie dès sa sortie de l'enceinte du Palais.
Cependant ce travail achevé, la locomotive, faute de roues ne put fonctionner. On remorqua donc les petits wagons au moyen de mules et de chevaux pour promener le Sultan; mais comme il ne pouvait goûter l'imprévu de la vitesse, il se lassa vite de ce moyen de promenade et le chemin de fer fut oublié; les rails disparurent ensevelis sous la terre.
Bulletin de la Société Géographique d'Alger
Numéro spécial publié en 1922 à l'occasion de l'exposition de Marseille
Extrait de l'article: Les Chemins de fer marocains par MARC DE MAZIÈRES, administrateur au PLMCasablanca, le 5 novembre 1921
Réseau de voies de 0,60m, de 1921 à 1935
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La gare de GUERCIF |
La gare de TAOURIRT |
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La gare d'OUJDA |
Pont sur LA MALOUYA |
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Transport de Légionnaires |
Transport de Voyageurs |
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Les ROCHES NOIRES ; Premier quartier de Casablanca a être desservi par les transports en commun ,
d'ou la Ligne 1 , voici deux belles images :
- la première nous rappelle les westerns du Moulin

- la seconde , si l'on fait attention on peut s'apercevoir que les passagers
sont un échantillonnage des
différentes nationalités qui peuplaient notre
beau quartier.

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